Les comptes courants dont le solde moyen est égal ou supérieur à 100 milliers d'euros sont à risque. Les banques prennent des mesures. Voici ceux qui risquent la fermeture ou une augmentation significative de leurs coûts de gestion. Comment éviter cela ? Fermetures forcées, charges d'exploitation accrues, taux d'intérêt négatifs prêts à saper l'épargne des consommateurs. Ce sont les scénarios auxquels, en ce qui concerne leurs comptes courants, et nous semblons devoir faire face, appelés à répondre au besoin de la Banque centrale européenne d'amener les banques à garantir une plus grande injection d'argent dans leur économie réelle. Alors, voici les mesures : une gestion de la liquidité de plus en plus chère à la charge des banques elles-mêmes, des taux d'intérêt qui atteignent des valeurs négatives, la nécessité conséquente pour les établissements de crédit de bouger pour que tout cela puisse être endigué, au moins dans la mesure du possible.

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Tout cela ne fait que ralentir les manœuvres et la ligne économique dictée par la BCE, en plus de générer un véritable frein à l'économie réelle qui est dangereux pour les épargnants eux-mêmes. La seule solution, en ce sens, déjà pratiquée par certains pays de l'UE comme la Belgique, l'Allemagne et la France, est de mettre à mal les richesses "stériles", telles que les dépôts dépassant 100 mille euros en l'absence de toute forme de financement, hypothèque ou prêt, ou toute forme de placement dans des produits d'épargne gérés ou administrés. Pour une analyse correcte de l'évolution de cette question sur le territoire européen, il est nécessaire de considérer - tout d'abord - comment le montant de l'épargne italienne dépasse de loin celui des autres pays. Par ailleurs, il est à noter que l’Allemagne et la France ont adopté des taux négatifs sur les stocks supérieurs à 100 milliers d'euros : une mesure qui n'est pas applicable en Italie, et qui a poussé les épargnants allemands à se réfugier sur les comptes courants italiens. Pour aller plus loin, il faut préciser que la première à introduire ces taux négatifs sur la clientèle des grandes entreprises fut la banque belge Kbc , suivie par Ing décidé d'appliquer un taux d'intérêt de -0,5% sur les comptes courants de plus de deux millions d'euros.